lundi 14 octobre 2013

Peut-on mourir en buvant trop d’eau ?

Parmi les supplices documentés dans l’histoire torturée des tortures, il en est un classique et néanmoins surprenant, celui de la torture par l’eau. Pour l’inquisiteur moyen c’est la base, le genre de chose qu’on apprend en première année d’école anti-sorcier. Il y a ça, l’arrachage d’ongles et de dents, et les fers chauffés à blanc… et si le suspect souffre c’est qu’il est coupable ! S’il ne souffre pas c’est encore plus suspect ! L’avantage c’est que ça ne tue pas, enfin on va en reparler.

Qui ne s’est pas senti bizarrement ballonné après avoir avalé d’une traite une quantité proche du litre d’eau par une chaude journée d’été… Mais si vous savez chez mamie ! Après avoir couru comme un fou dans le jardin, cet immense verre de grenadine qu’il fallait tenir à deux mains et que l’on vide sans reprendre son souffle. On le vide, et glou et glou, on le repose, on passe son bras sur sa bouche et on s’exclame "Encore!" Voilà, pour moi c’est ce qui se rapproche le plus de la torture par l’eau.
(Ne vous inquiétez pas je vais parler de science maintenant)

vendredi 27 septembre 2013

Elimine 99,9% des bactéries !


L’autre jour en allant aux petits coins pour soulager un besoin naturel, j’ai jeté un œil au produit d’entretien situé à proximité du trône : du canard WC, ou autre substitut du genre. Sur l’étiquette figure l’inscription suivante : « Elimine 99,9% dans bactéries* » - L’astérisque renvoie à la mention suivante : « sur la partie émergée de la cuvette ». Que recouvre ce chiffre de 99,9% ? Est-ce une vraie information sur un "atout" de ce produit, ou plutôt un banal argument marketing, sans plus d’importance que son parfum lavande ?



jeudi 5 septembre 2013

5 anecdotes sur la vie amoureuse des mollusques.

Les mollusques : Ils sont mous. Ils sont gluants, baveux, parfois beaux, parfois laids, terrestres ou aquatiques, brefs ils sont variés ! Une diversité qui se retrouve dans leurs modes de vie notamment lors d’une étape clé : la reproduction…  Comment se reproduisent limaces et escargots, de la même façon que la St jacques ou que la pieuvre ?? Nul exposé exhaustif en perspective mais quelques exemples et anecdotes sur « les reproductions » des animaux mous.


lundi 2 septembre 2013

Débourrement !

Plus aucune sève ne coulait dans cette minuscule branche du baobab monstrueux de l’internet. Les feuilles qui ornaient mensuellement ce rameau se flétrissaient. La phyllotaxie jusqu’alors régulière s’achevait sur une dernière feuille qui laissait d’ailleurs présager d’un funeste présage  « où commence la mort ? »…


lundi 29 octobre 2012

Où commence la mort ?

Article publié dans le cadre de la semaine thématique sur la mort organisée par le c@fé des sciences. Retrouvez cet article et tous les autre sur le blog "Thema" du c@fé des sciences.

Plusieurs étapes marquent le début d'une vie: la première inspiration à l'accouchement, ou encore les premiers battements cardiaques seulement 22 jours après la fécondation. Ces mêmes signes vitaux sont, lorsqu'ils disparaissent, l'alarmante annonce d'une vie qui s'en va. C'est par ces deux signes qu'est donc décrite la mort dans nos culture, comme le fait ci bien Chateaubriant dans ses "Mémoires d'outre-tombe" (1848) pour décrire la mort de sa compagne Pauline de Beaumont. Petit extrait...
"Une de mes mains se trouvait appuyée sur son cœur qui touchait à ses légers ossements ; il palpitait avec avidité comme une montre qui dévide sa chaîne brisée. Oh ! moment d’horreur et d’effroi, je le sentis s’arrêter ! Nous inclinâmes sur son oreiller la  femme arrivée au repos ; elle pencha la tête. Quelques boucles de ses cheveux déroulés tombaient sur son front ; ses yeux étaient fermés, la nuit éternelle était descendue. Le médecin présenta un miroir et une lumière à la bouche de l’étrangère ; le miroir ne fut point terni du souffle de la vie et la lumière resta immobile. Tout était fini. "
[ Chateaubriant avec sa compagne Pauline de Beaumont à la fin de sa vie en Italie. Son état n'était pas billant dirons certains, elle meurt à 35 ans d'une forme de tuberculose. ]

Cependant la science a récemment crée un fossé important entre ces signes vitaux admis comme tels dans nos cultures, et la mort légale ou médicale en créant notamment l'état artificiel de mort cérébrale.  Ainsi une personne qui ne respire plus n'est pas forcément morte, de même qu'une personne en arrêt cardiaque n'est pas considérée comme morte (Un grand merci aux défibrillateurs !). A l'inverse l'absence irréversible d'activité cérébrale constitue le critère médico-légal de la mort pour l'OMS et ce bien que le battement cardiaque et la respiration puissent être maintenus.

lundi 15 octobre 2012

Des lucioles dans la nuit

Avez-vous vu "le tombeau des lucioles" (Studio Ghibli - 1988) ? C'est un film magnifique mais terriblement triste (préparez vos mouchoirs si vous pleurez facilement). Le titre fait référence à l'abri désaffecté que rejoignent les deux enfants japonnais livrés à eux même en pleine fin de seconde guerre mondiale, et qui, la nuit est illuminé par des milliers de lucioles.   

mardi 11 septembre 2012

Fables scientifiques de D.Cunningham

Pour me réconforter de la rentrée qui approche en montrant les dents, je suis allé dans mon magasin de Bd préféré. Parmi mes séries habituelles, j'ai trouvé un ouvrage fort sympathique: "Fables scientifiques"  de Darryl Cunningham aux éditions "ça et là" (En fait je l'avais déjà bien repéré). 



Cette BD parle, au départ en tout cas, des mythes pseudo-scientifiques tel que l'homéopathie, les vaccins causant l'autisme, ou encore la négation du réchauffement climatique ou de l'évolution (6 chapitres et 158 pages au total). L'approche est anglo-saxonne, elle se base sur des faits et déconstruit rapidement et sans fioritures, les arguments non-scientifiques utilisés par certains, souvent dans leur propre intérêt. Toujours très factuel à la manière d'un reportage en BD, l'ouvrage présente un côté par ailleurs très militant, utilisant les ressorts de l'humour ou de l'émotion pour charmer le lecteur. Cela passe notamment par l'illustration qui peut paraitre anecdotique, ou très sobre (souvent une case sans dialogue, avec une voix off en cartouche), mais qui mine de rien fait son petit effet, et permet de donner un visages aux protagonistes réels ou fictifs de l'histoire. Ajoutons que Darryl Cunningham est un blogueur qui, s'il n'est pas spécialiste des domaines qu'il aborde propose des sources très précises pour chacun des chapitres. 
Globalement cette première partie m'a déjà bien plu, même si le chapitre sur l'évolution m'a semblé plus brouillon que les autres, et même si je ne me suis pas senti très concerné par la chiropraxie. Mais jusque là rien d'extraordinaire ou de vraiment nouveau pour moi, déjà largement convaincu par le discours (cf. mon billet sur l'homéopathie).

vendredi 31 août 2012

La Noctuelle et le Chiroptère

L'arme la plus sophistiquée
Contre vous peut se retourner
Telle est la morale de cette fable
Où le papillon capable
Échappe au chiroptère noir
Voyons cette belle histoire ...

Vous apprécierez ce passage en vers, de 6 strophes, qui malgré la pauvreté de ses rimes a nécessité un effort considérable, surtout pour la rime en –able.  (Toute amélioration est la bienvenue !)

Présentons les protagonistes. À ma gauche nous avons un insecte lépidoptère, un papillon de nuit en l’occurrence, de la famille des Noctuidae. À ma droite nous avons un mammifère appartenant au groupe des chiroptères, c'est-à-dire les chauves souris, disons une pipistrelle.

Comme souvent dans ce genre d’histoires l’un tente de manger l’autre… Ainsi par une douce nuit d’été, notre chauve souris vole silencieusement dans la pénombre et chasse tous les insectes à sa portée. Tournoyant sans relâche, elle se saisit sans mal de quelques insectes attirés par la lumière d’un réverbère. Sa précision redoutable ne vient pas de sa vue, l’obscurité limitant fortement l’efficacité de ce sens, mais d’une autre arme : l’écholocalisation. A la manière d’un sonar, la chauve souris, émet régulièrement des ultrasons qui sont renvoyés par tous les obstacles proches, à ses oreilles. Son cerveau analyse ensuite les temps de retours de ces sons, et les interprète comme des distances, créant un paysage sonore, une image mentale d’un environnement invisible la nuit. Peut-on imaginer une parade à une arme aussi sophistiquée en particulier de la part d’un misérable papillon de nuit ? 

mercredi 4 juillet 2012

Chronique de dissection : la moule

Ce sont parmi les expériences les plus marquantes de l’enseignement ; souvent critiquées ou évoquées comme un traumatisme, les dissections n’en sont pas moins un remarquable exercice d’observation aux nombreuses vertus pédagogiques. Dans ces articles intitulés « chroniques de dissection » je reviendrai sur quelques TP de biologie animale de l’UPPA.


La moule


Première approche...
La moule commune (Mytilus edulis) est un mollusque bivalve tout à fait classique. C'est à dire une sorte d'objet inerte et néanmoins vivant, barricadé derrière sa coquille constituée de deux valves. Peu mobile, malgré qu'elle puisse "ramper" grâce à son pied locomoteur, la stratégie de la moule consiste donc à cacher le mystère de son anatomie en maintenant fermement ses deux valves fermées l'une contre l'autre en tout cas à l'air libre. Car dans l'eau il n'en est rien, la moule s'entrouvre laissant passer un courant nécessaire à sa respiration et à son alimentation.

vendredi 25 mai 2012

5 Arachnides dont il faudrait vraiment se méfier !

L'arachnophobie, ou peur des araignées est  très répandue notamment en occident. Et pourtant les araignées véritablement dangereuses pour l'Homme ne vivent pas dans nos régions.  Cette peur a priori d'origine culturelle semble donc injustifiée...  Mais saviez que le groupe des acariens fait partie intégrante des arachnides ? Doit-on alors les inclure dans l’arachnophobie ? Hé bien si l’on en juge par les multiples désagréments qu’ils peuvent causer, peut-être devrait-on élargir l’arachnophobie à la peur des arachnides en général !