samedi 19 novembre 2011

Strip Science : Quand la BD fait bander la science !

Evénement majeur, titre choc ! Rien de tel que du grivois pour appâter le client !
Vous n’en pouvez plus de lire ma prose au style pauvre et lourd qui s’étend sur des pages et des pages ? Mes blagues stupides ne vous font plus rire ? Les illustrations de mes articles ne vous suffisent plus ? Bref vous en voulez plus petits coquins ! STRIP SCIENCE est fait pour vous !
Avec un principe simple: regrouper sur une même plateforme des BD courtes (comic strip) ou des illustrations à thème scientifique, dont certaines sont le fruit d’une collaboration directe entre dessinateurs de tous bords et blogueurs du c@fé des sciences.

Exemple avec cette illustration de Jul (du blog Forza Pedro) qui vient compléter mon précédent billet sur Mendel. Ou encore avec un sujet hautement scientifique : ma trombine (plutôt ressemblant si on compare à la photo de droite) !

2 points forts donc :
- Une multitude de dessins produits par des illustrateurs de tous les horizons.
- Un contenu scientifique de qualité avec l’expertise du c@fé des sciences !
Le total sur un seul et même site beau et fonctionnel dont je vous redonne l'adresse ici : 
Les journalistes ont toujours étés secondés par des dessinateurs de presse, que ce soit en politique où même en science. Il en sera donc de même avec les blogueurs. Car une belle image vaut mieux qu’un long discours, et un peu de détente ne nuit pas à la connaissance !
Voilà en résumé la présentation de cette excellente idée du très productif Taupo de SSAFT (Mais comment fait-il ???). Bien sur si vous passez tout votre temps à compulser les nouveautés de Strip-Science en plus de vos sites préférés je n’y suis pour rien. Et d’ailleurs je suis victime moi aussi !


PS : Si vous aimez les Web comics et le projet Strip Science, vous pouvez :
  • En parler autour de vous et convaincre d’autres dessinateurs de rejoindre Strip-Science et de dessiner pour nous, euh pour la science !
  • Consulter mes autres billets en lien avec la BD
  • Faire un tour sur d'autres portails qui regroupent plein de comics tous thèmes confondus tels que bd-en-ligne.fr ou encore lapin.org
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vendredi 11 novembre 2011

Mendel et le syndrome du 11/11/11


En tant que voyant extralucide je peux prédire que vous allez vous casser la jambe ce vendredi 11/11/11 à 11H. Bien sûr je ne vous le souhaite pas, mais je peux faire cette prédiction, et si elle se produit vous serez j'en suis sûr convaincu de mon pouvoir surnaturel !


Mes pouvoirs sont EnoOormes !!
Statistiquement, j'ai même de fortes chances de voir se produire un tel événement à l'échelle des 7 milliards d'humains que nous sommes. (Certes, je suis loin des 7 milliards de lecteurs réguliers, mais il faut savoir être ambitieux). Si l'on se place de votre point vue de victime, la probabilité qu'un tel accident se produise était faible, ainsi la précision de ma prédiction associée à l'émotion occasionnée par le traumatisme, fera peut-être vaciller votre raison pour laisser place à l'irrationnel voir à la bêtise !

lundi 31 octobre 2011

L’idée d’un homme…


Diogène de Sinope était quelqu’un de sympathique à bien des égards, et j’aime les anecdotes que l’on rapporte à son sujet…
C’est un peu le père de tous les punks à chiens, vivant dans une amphore et amis des canidés, il reçoit la visite d’Alexandre le grand (probablement une sorte de campagne électorale antique) qui, devant la simplicité de la vie du philosophe, demande à Diogène ce qu’il peut faire pour lui, et sa réponse est une sorte de "casse toi pauv’ con" bien plus raffiné : « ôte-toi de mon soleil »…


Diogène en tant que fondateur de l'école cynique est aussi l’ennemi du grand Platon et de son Académie. Ainsi lorsque Platon affirme que l’Homme est une idée, Diogène déambule avec une lanterne en pleine journée dans les rues d’Athènes,  à la recherche du vrai Homme de Platon dans sa forme idéale. Et quand Platon décrit l’Homme comme un bipède sans plumes et sans cornes, Diogène présente avec culot, un poulet sans plumes et sans ergots et affirme : « voici l’Homme de Platon !! »


mardi 25 octobre 2011

Je veux un cœur de crocodile !

Si j’étais finaliste je serais persuadé de la supériorité de mon cœur :
  • Parfaitement cloisonnée (enfin sauf si j’ai un souffle au cœur...) 
  • Hyper efficace (enfin sauf en cas de crise cardiaque)
  • Avec une forme magnifique, à tel point que je la dessinerai partout pour exprimer mes sentiments…
Mais je suis évolutionniste, et bien que mon cœur soit parfaitement adapté à mon mode de vie de chasseur cueilleur sportif (oui je cueille des fruits et j’attrape des poulets dans les étales de mon supermarché et c’est un sport !) – bien qu’il soit adapté donc, j’éprouve une certaine jalousie face à la merveilleuse adaptation du cœur de crocodile que les ouvrage de biologie classique considéreront comme « peu évolué » puisqu’il n’est pas parfaitement cloisonné comme le notre. Typiquement cette forme de cœur sera considérée comme « un intermédiaire entre le cœur cloisonné des oiseaux et celui peu cloisonné des reptiles, dans la série des vertébrés » Beurp… pardon je dois aller vomir…

dimanche 25 septembre 2011

Lettre ouverte aux finalistes et aux gradistes...


  • A M. Jean-Claude Baerh, Jean-Louis Picaud et James Maissiat , respectivement professeur et maitres de conférences à l'Université de Poitiers
  • Aux responsables éditoriaux des éditions Dunod.

Concernant l'ouvrage "Biologie animale" je tiens tout d'abord à vous féliciter pour votre travail de synthèse qui regroupe en deux tomes l'essentiel de la biologie animale s'adressant aux étudiants de Licence. Comme on peut l'attendre d'un tel ouvrage le texte est clair et plutôt bien illustré, même si dans ce domaine les éditeurs français ont encore de gros progrès à faire.

Je m'interroge néanmoins à la lecture de l'introduction du chapitre 2 du tome 2 concernant les vertébrés, (Edition de 2004 - tirage 2010 !)  je le retranscris ici sans aucun troncage, ni ajout:
« Cet embranchement comporte environ 40 000 espèces. Il s’agit de l’embranchement du règne animal le plus élevé en organisation. Ils possèdent un plan de constitution remarquable par son unité, ce que démontrent l’embryologie et l’anatomie comparée. Leur structure générale rappelle celle des Céphalochordés, mais en beaucoup plus évoluée.
Ils se distinguent des autres Cordés par l’apparition de caractères nouveaux, en relation avec ce niveau d’évolution supérieur… » 

samedi 10 septembre 2011

Les 704 bourre-pifs d’Astérix et Obélix


"Nous sommes en 2011 après Jésus-Christ. Toute la Science est occupée par des gens sérieux... Toute? Non! Un petit groupe d'irréductibles plaisantins résiste encore et toujours à l'envahisseur. 
Il ne s’agit pas vraiment d’Astérix, il ne s’agit pas vraiment de science, mais de la rencontre singulière de ces deux mondes. Puisque nous nous intéresserons à une publication du très sérieux journal scientifique « Acta Neurochirurgica » (impact factor 1,47) qui a publié cet article remarquable :
Traumatic brain injuries in illustrated literature: experience from a series of over 700 head injuries in the Asterix comic books” Marcel A. Kamp et al.
Les auteurs proposent ici une revue complète des quelques 704 blessures à la tête recensée dans les 34 albums de la célèbre série gauloise de Goscinny  et Uderzo : Astérix le gaulois. Ainsi après une lecture attentive, ils livrent leurs conclusions sur les troubles observés, et les causes ou les facteurs corrélés à ces différents troubles… Des résultats marquants  !

samedi 27 août 2011

Colchiques dans les prés...


Et oui l'été touche à sa fin, et le monde de l'éducation s'apprête à faire sa rentrée avec tout de même  16000 postes de moins. Espérons que la rentrée 2012 se fera avec une politique différente... Pour ce mettre en jambe voici une petite présentation du genre Colchicum qui fleurit dans les prés, ainsi que quelques nouvelles concernant ce blog.

Bonne rentrée et bonne lecture à tous.




mardi 23 août 2011

Les coléoptères dans l’art !

Les coléoptères sont un groupe d’insectes qui possèdent des élytres et présentent la plus grande diversité en termes de nombre d’espèces (300 000 tout de même). On retiendra à leur sujet la célèbre citation du biologiste britannique John Haldane (fondateur de la génétique des populations): "le Créateur, s'il existe, a une passion démesurée pour les coléoptères ! " Evidemment le rôle écologique des coléoptères est important mais avant cet été je n’aurai pu imaginer qu’un coléoptère contribue physiquement à une œuvre artistique !


En vacances* à St Paul de Vence, sur le chemin de la magnifique fondation Maeght, j’ai pu visiter la galerie Guy Pieters et découvrir le travail de l’artiste belge Jan Fabre. Cet artiste complet est à la fois dessinateur, sculpteur, metteur en scène et chorégraphe, propose un travail assez surprenant et parfois un peu trash… Il utilise par exemple des os humain broyés pour ses sculptures, ou encore ses propres « fluides corporels »… Jan fabre précise également être entomologiste et même le descendant de Jean-Henri Fabre, entomologiste et écrivain français... mais ça reste à prouver !

mardi 28 juin 2011

Les lophophorates ou la saga des porteurs de touffes.


Dans ma jeunesse perdue, lorsque mes cochlées auditives étaient encore intactes, et que j’écoutais avec délectation les tirades de mon professeur de biologie animale (JJLR pour les dijonnais), un nom percuta mes oreilles : « lophophorates ». Or à cette époque, pas si lointaine du début des années 2000 passait sur les ondes FM un groupe rock un peu punk nommé lofofora, et dont le nom est selon la biographie officielle est tiré d’un genre de cactus : Lophophora sp. Enfin j’apprends dernièrement qu’un genre d’oiseaux porte également le nom de lophophorus…

Un mot, et 4 groupes différents : zoologiques, botanique, et musical… Avant de les passer en revue, voyons ce que peut bien signifier « lophophora »…


Si toi aussi tu porte un "lophos" rejoins nous !
Comme bien souvent l’étymologie est salutaire et apporte une réponse claire. Le préfixe Lopho- provient du grec ancien λόφος (lofos) et signifie au départ colline mais désigne également la « huppe », ou l’aigrette des oiseaux bref une petite touffe au sommet de la tête, le suffixe –phore est également une racine grecque -φόρος (-foros), provenant de φέρειν (ferein) et signifiant « porter ». Bref les « lophophoriens » sont ceux qui portent haut le « lofos », la huppe, le toupet, la crête… et autres assemblages qui s’y apparentent de près ou de loin.


mercredi 8 juin 2011

Comment mange l’abominable étoile de mer ?

Après l’oursin et sa lanterne d'Aristote, voyons le cas d'un autre échinoderme qui cache bien sa bouche, et bien son jeu: l’étoile de mer animaux de la classe des asteroïdes. Ici la bouche est encore située contre le fond marin mais contrairement aux oursins, pas dents en vue, ce qui n'empêche pas notre "starfish" d'être un sacré prédateur !



A table !
En fait les étoiles de mer sont des opportunistes qui peuvent se nourrir d’à peu près n’importe quoi, il existe des étoiles de mers suspensivores, ou encore dépositivores, s’est à dire absorbant les particules alimentaires en suspension ou déposée sur le fond marin. Mais le plus souvent, les étoiles de mer sont des prédateurs, et ce malgré leur vitesse de déplacement particulièrement lente : 8 cm par minute (à peine plus rapide qu’un escargot)…  Conclusion évidente si le prédateur est lent, les proies sont encore plus lentes, citons par exemples certains vers ou crustacés, d’autres échinodermes, ou enfin et surtout des mollusques bivalves quasi-immobiles tels que la moule. 
Mais comment fait l’étoile de mer pour ouvrir un bivalve barricadé derrière sa coquille quand nous humains "géniaux" nous éprouvons les plus grandes peines du monde à ouvrir une malheureuse huitre les soirs de réveillons…