samedi 27 août 2011

Colchiques dans les prés...


Et oui l'été touche à sa fin, et le monde de l'éducation s'apprête à faire sa rentrée avec tout de même  16000 postes de moins. Espérons que la rentrée 2012 se fera avec une politique différente... Pour ce mettre en jambe voici une petite présentation du genre Colchicum qui fleurit dans les prés, ainsi que quelques nouvelles concernant ce blog.

Bonne rentrée et bonne lecture à tous.




mardi 23 août 2011

Les coléoptères dans l’art !

Les coléoptères sont un groupe d’insectes qui possèdent des élytres et présentent la plus grande diversité en termes de nombre d’espèces (300 000 tout de même). On retiendra à leur sujet la célèbre citation du biologiste britannique John Haldane (fondateur de la génétique des populations): "le Créateur, s'il existe, a une passion démesurée pour les coléoptères ! " Evidemment le rôle écologique des coléoptères est important mais avant cet été je n’aurai pu imaginer qu’un coléoptère contribue physiquement à une œuvre artistique !


En vacances* à St Paul de Vence, sur le chemin de la magnifique fondation Maeght, j’ai pu visiter la galerie Guy Pieters et découvrir le travail de l’artiste belge Jan Fabre. Cet artiste complet est à la fois dessinateur, sculpteur, metteur en scène et chorégraphe, propose un travail assez surprenant et parfois un peu trash… Il utilise par exemple des os humain broyés pour ses sculptures, ou encore ses propres « fluides corporels »… Jan fabre précise également être entomologiste et même le descendant de Jean-Henri Fabre, entomologiste et écrivain français... mais ça reste à prouver !

mardi 28 juin 2011

Les lophophorates ou la saga des porteurs de touffes.


Dans ma jeunesse perdue, lorsque mes cochlées auditives étaient encore intactes, et que j’écoutais avec délectation les tirades de mon professeur de biologie animale (JJLR pour les dijonnais), un nom percuta mes oreilles : « lophophorates ». Or à cette époque, pas si lointaine du début des années 2000 passait sur les ondes FM un groupe rock un peu punk nommé lofofora, et dont le nom est selon la biographie officielle est tiré d’un genre de cactus : Lophophora sp. Enfin j’apprends dernièrement qu’un genre d’oiseaux porte également le nom de lophophorus…

Un mot, et 4 groupes différents : zoologiques, botanique, et musical… Avant de les passer en revue, voyons ce que peut bien signifier « lophophora »…


Si toi aussi tu porte un "lophos" rejoins nous !
Comme bien souvent l’étymologie est salutaire et apporte une réponse claire. Le préfixe Lopho- provient du grec ancien λόφος (lofos) et signifie au départ colline mais désigne également la « huppe », ou l’aigrette des oiseaux bref une petite touffe au sommet de la tête, le suffixe –phore est également une racine grecque -φόρος (-foros), provenant de φέρειν (ferein) et signifiant « porter ». Bref les « lophophoriens » sont ceux qui portent haut le « lofos », la huppe, le toupet, la crête… et autres assemblages qui s’y apparentent de près ou de loin.


mercredi 8 juin 2011

Comment mange l’abominable étoile de mer ?

Après l’oursin et sa lanterne d'Aristote, voyons le cas d'un autre échinoderme qui cache bien sa bouche, et bien son jeu: l’étoile de mer animaux de la classe des asteroïdes. Ici la bouche est encore située contre le fond marin mais contrairement aux oursins, pas dents en vue, ce qui n'empêche pas notre "starfish" d'être un sacré prédateur !



A table !
En fait les étoiles de mer sont des opportunistes qui peuvent se nourrir d’à peu près n’importe quoi, il existe des étoiles de mers suspensivores, ou encore dépositivores, s’est à dire absorbant les particules alimentaires en suspension ou déposée sur le fond marin. Mais le plus souvent, les étoiles de mer sont des prédateurs, et ce malgré leur vitesse de déplacement particulièrement lente : 8 cm par minute (à peine plus rapide qu’un escargot)…  Conclusion évidente si le prédateur est lent, les proies sont encore plus lentes, citons par exemples certains vers ou crustacés, d’autres échinodermes, ou enfin et surtout des mollusques bivalves quasi-immobiles tels que la moule. 
Mais comment fait l’étoile de mer pour ouvrir un bivalve barricadé derrière sa coquille quand nous humains "géniaux" nous éprouvons les plus grandes peines du monde à ouvrir une malheureuse huitre les soirs de réveillons…

mardi 31 mai 2011

Comment mange un oursin ?

Les oursins sont des échinodermes, et l’étymologie nous le confirme ; « échinos » signifiant épine, et « derme » la peau. Plus surprenant les étoiles de mer sont également des échinodermes ainsi que les étonnants concombres de mer (ou holothuries) ou encore les crinoïdes dont les restes fossiles constituent une bonne partie des calcaires à entroques. Voilà pour un portrait rapide de la famille, chaque membre méritant bien sur un article à lui tout seul.
Venons-en à la question du jour, qui ne vous a peut être jamais traversé l’esprit : Comment mange un oursin ? Et accessoirement que mange-t-il ? Laissez-moi éclairer vos lanternes !


samedi 28 mai 2011

Visualiser le Wifi autour de nous…

Une fois n’est pas coutume, voici un article court ! Je sors un peu de mon domaine pour vous faire partager une petite trouvaille qui alimentera vos réflexions, comme elle a alimenté les miennes que je vous livre à présent !

jeudi 26 mai 2011

Escale géologique sur la côte basque.

Il n’y a pas que la biologie dans la vie, y’a de la géol aussi ! L’éruption du volcan islandais Grimsvötn est d’ailleurs là pour me rappeler que ce blog à déjà traité de géologie, il y a un an avec l’imprononçable  Eyjafjöll. Mais cette fois je vais faire dans le local et m’intéresser à la géologie de la côte basque que j’ai pu explorer rapidement lors de pérégrinations printanières. Voyons comment avec un seul site, on peut passer en revue tous les thèmes de la géologie : sédimentation, crises géologiques, déformation et tectonique, et érosion. En route pour le terrain !

mardi 17 mai 2011

Pullulation de méduses, l'exemple de la méduse d'Echizen.

Les méduses sont des organismes marins plutôt gélatineux (jellyfish, pour nos amis anglosaxons), mais une méduse de 2m de diamètre et de plus de 200kg, ça fait beaucoup de gélatine ! Quand en plus une telle méduse devient invasive, le problème est de taille vous l’imaginez : destruction des filets de pêche, engorgement des systèmes de pompage d’eau des centrales nucléaires... Et c’est là, oui, à ce moment précis, que le zoologiste peut enfin se rendre utile aux yeux de la société !

Comme toutes les méduses, Nemopilema nomurai, où méduse géante d’Echizen, appartient au groupe de cnidaires, comme les siphonophores dont nous avons déjà parlé ici. Elles dérivent grâce aux courants marins sur les côtes Est du Japon (et notamment la préfecture d’Echizen), qui sont touchées de façon récurrentes depuis 2004. En réalité le développement de ces monstres se déroule bien plus au sud, en mer de Chine au sud de la Corée et démarre de façon beaucoup plus modeste...

mardi 10 mai 2011

Pourquoi je ne mange pas "Bio" ...

Un peu comme le terme « écologie » qui de la science glisse vers la politique (cf un précédent article), il est des glissements sémantiques et néologismes qui en disent long sur notre société : « Manger bio », voilà une expression qui, il y a 20 ans encore, signifiait pour la plupart des français manger un yaourt nature (celui qui enlève le stress des exams vous savez !). Aujourd’hui le sens est tout autre puisqu’il s’agit de manger des produits issus de l’agriculture biologique (je cherche toujours une agriculture « non biologique », de même qu’une médecine « dure »). Le terme « bio » va même plus loin que cela, il s’apparente presque à un mode de vie puisque l’on peut s’habiller bio, se maquiller bio, jouer bio, bref consommer bio. Hé oui, car ce que l’on étiquette « bio » ce sont des produits bel et bien fabriqués et toujours vendus par l’Homme, pas par la nature ! Mais alors consommer « bio » qu’est-ce que c’est ? 

Avant de démarrer et pour prévenir à l’avance certains commentaires déplaisants, je précise qu’il s’agit d’un « billet » exprimant une opinion personnelle, que je ne souhaite juger personne ici, mais juste apporter une réflexion subjective, et non une vérité incontestable.


mardi 3 mai 2011

1ère classification phylogénétique d'Heroic Fantasy (2/2)

 Oyez Oyez, Geek de tout poil, cladistes convaincus, rôlistes de l’extrême, et curieux de la blogosphère cet article révolutionnaire est fait pour vous !
Je vous propose en effet d’appliquer la cladistique aux espèces du monde de l’Héroic fantasy et donc rien de moins que  la « Première* classification phylogénétique de l’Heroic fantasy ».  *(à ma connaissance)
Aujourd'hui et après pas mal de travail pour le rendu visuel, voici enfin le résultat tant attendu ! 



2ème   partie : Le résultat !

 
Classification phylogénétique de 12 peuples issus de l'univers de l'Heroic Fantasy

Pour ceux qui se demande comment j'ai pu obtenir cela et sur quoi repose se résultat, direction la première partie de cet article: Le BlaBla. Et pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas l'approche cladistique rendez-vous ici: La classification phylogénétique en résumé.