mardi 3 mai 2011

1ère classification phylogénétique d'Heroic Fantasy (2/2)

 Oyez Oyez, Geek de tout poil, cladistes convaincus, rôlistes de l’extrême, et curieux de la blogosphère cet article révolutionnaire est fait pour vous !
Je vous propose en effet d’appliquer la cladistique aux espèces du monde de l’Héroic fantasy et donc rien de moins que  la « Première* classification phylogénétique de l’Heroic fantasy ».  *(à ma connaissance)
Aujourd'hui et après pas mal de travail pour le rendu visuel, voici enfin le résultat tant attendu ! 



2ème   partie : Le résultat !

 
Classification phylogénétique de 12 peuples issus de l'univers de l'Heroic Fantasy

Pour ceux qui se demande comment j'ai pu obtenir cela et sur quoi repose se résultat, direction la première partie de cet article: Le BlaBla. Et pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas l'approche cladistique rendez-vous ici: La classification phylogénétique en résumé.


samedi 30 avril 2011

1ère classification phylogénétique d'Heroic Fantasy (1/2)

Oyez Oyez, Geek de tout poil, cladistes convaincus, rôlistes de l’extrême, et curieux de la blogosphère cet article révolutionnaire est fait pour vous !
Aujourd’hui on sort de l’académisme sans vraiment en sortir ! Vous l’avez peut-être deviné depuis mon article sur la couleur dusang, je suis un amateur de fantastique et notamment d’Héroic Fantasy : Pour les non initiés, comprenez le monde de Tolkien avec des Elfes des Nains, des Orques etc.  Justement c’est de toutes ces peuplades fantastiques dont il va s’agir ici. Je vous propose en effet d’appliquer la cladistiques aux espèces du monde de l’Héroic fantasy et donc rien de moins que  la « Première* classification phylogénétique de l’Heroic fantasy ».  *(à ma connaissance)
Mais avant de vous livrer le résultat tant attendu vous aurez droit selon le modèle de la parution scientifique à la partie « matériel méthodes », autrement dit, le BlaBla.

1ère partie le BlaBla


Échantillon d’espèces et Extra-Groupe.
J’ai décidé de ne classer ici que les espèces de morphologie humanoïde, soit une douzaine, en présupposant que cette morphologie est un caractère ancestral et non une convergence entre des lignées fort éloignées. Vous ne verrez donc pas ici les dragons, gryphons et autre  « poneys fringuants », mais uniquement des peuples dont la caractéristique commune est l’existence fictive.
L’extra-groupe comme chacun sait, doit être un groupe proche pour qu’il présente un certains nombre d’homologies avec les espèces de notre échantillon, mais l’on doit s’assurer qu’il ne fait pas partie de ce groupe. J’ai donc choisi l’Homme dont on est sûr que l’existence n’est pas fictive. On postule que dans cet extra-groupe tous les caractères sont à l’état ancestral ce qui va nous permettre de polariser nos états de caractères répertoriés dans la matrice…


Matrice des caractères

 Alors là je vous voit venir, non, non, non, ce n'est pas de cette matrice là qu'il s'agit, mais d'un tableau tout bête qui regroupe l'ensemble des caractères.





mercredi 30 mars 2011

Un an de Blog !

Et oui un an déjà, l'occasion de faire un petit bilan du Blog de M.Colin...

Un grand Merci !
Tout d'abbord merci à tous pour vos visites, votre lecture bienveillante et vos commentaires constructifs. Visiteurs fidèles ou infidèles vous avez étés au total 9337 à visiter ces pages cet année (soit 25 par jour en moyenne). Ce chiffre ne tient en plus pas compte des nombreuses lectures effectuées sur le site Paperblog ( 1300 lectures par mois !).
 
Autre bonne nouvelle ce chiffre est en progression constante avec un record absolu hier : 91 visites ! Pourvu que ça dure !

lundi 28 mars 2011

Parthénogenèse - vs - Reproduction sexuée.

Je vous en ai déjà entretenu lors du précédent article, la parthénogenèse est un mode de reproduction asexuée utilisant des gamètes femelles non fécondés. Grosso-modo, prenez un ovule, activez le et laissez-le se diviser jusqu’à obtention d’un "nouvel" individu.
La question que l’on peut se poser s’est pourquoi certaines espèces issues d’ancêtres à reproduction sexuée se sont soudainement  mises à produire des clones ? Car c’est là, la plus grande conséquence de la parthénogenèse, les individus sont tous des clones, c'est-à-dire qu'ils possèdent le même patrimoine génétique ! 

[Reproduction asexuée ne veut pas dire sans sexualité, Ci contre deux lézards femelle de l'espèce parthénogénétique Cnemidophorus uniparens simulent un accouplement. Les rôles de mâles et femelles changent toutes les 2 à 3 semaines en fonctions du cycle hormonal.]




jeudi 17 février 2011

Une fécondation bien inégale.

« Eh bien pour faire un bébé, il faut déjà un papa et une maman »…  Cette phrase classique est souvent la première étape d’une plus ou moins longue explication que beaucoup de parents donnent à leur enfant. Cette affirmation  se vérifie facilement, et dès l’antiquité on pense qu’il faut obligatoirement un échange de « fluides » entre l’homme et la femme pour donner naissance à un nouvel individu, et même si la vierge marie, « sainte mère de Dieu », vient compliquer le problème, l’affaire semble entendue. Mais la part relative de chaque parent dans la « conception » d’un nouvel individu reste à expliciter… Aujourd’hui, dans un contexte de révision des lois bioéthiques, je vous propose une relecture moderne des concepts ovistes. Commençons par voir de quoi il s’agit.


Ovistes contre animalculistes.
Même si l’importance des deux parents est rapidement perçue, la « théorie de la fécondation » n’est formalisée qu’en 1900 par l’allemand Oskar Hertwig. Entre temps deux camps s’opposent: les animalculistes d’une part, qui pensent que le spermatozoïde contient des êtres miniatures préformés, ou homunculus (voir gravure ci-contre) ; ils n’envisagent l’ovule que comme une chambre de développement. Les ovistes d’autre part, pour qui c’est l’ovule qui primordial pour la procréation, et le sperme ne joue qu’un rôle d’activateur. Et dans certains cas tels que la parthénogénèse il n’est même pas nécessaire ! Cette théorie n’est plus d’actualité aujourd’hui car elle supposait également l’existence d’un individu préformé, à l’intérieur de l’ovule. Mais voyons en quoi la prépondérance de l’ovule dans le développement se révèle pertinente.

samedi 5 février 2011

Les siphonophores sont les plus forts !

Créationnistes et évolutionnistes sont sans doute d’accord sur un point : la nature dans sa beauté révèle à qui sait l’observer, une certaine  logique, une organisation remarquable. Certains y voient l’œuvre de Dieu, d’autre la conséquence d’un ensemble de mécanismes regroupés sous le concept d’évolution.

Tout de même Dieu, c’est plutôt facile comme solution… Si Dieu explique tout, il n’explique rien non plus … « il neige grâce à Dieu », « le président de la république est envoyé par Dieu »… In god we trust,... un peu trop ! J’ai entendu récemment une interview de Michel Onfray le philosophe qui affirme que la religion est une « pathologie mentale » : Savoureux!
Mais, pour le béotien moyen qui observe un siphonophore, il y’a de quoi se poser des questions. Face à une organisation aussi complète et en même temps aussi simple ! Voyons ces créatures remarquables de plus près...


lundi 31 janvier 2011

La fin de l'évolution ?

Si j’étais un peu moins scientifique, et si je maitrisais un peu plus l’art des mots, je me serais certainement plus intéressé à la philosophie.  Je regrette aujourd’hui de n’avoir été plus attentif aux propos de mon professeur lors de mon année de terminale.  Mais ! Grâce soit rendue à la plasticité cérébrale, il n’est jamais trop tard pour s’ouvrir à de nouveau domaines et l’épistémologie et la philosophie des sciences font partie de ces derniers. Aussi c’est en tant que novice en philosophie et que je voudrais vous entretenir du problème du finalisme !



Le finalisme contre le mécanisme.        
Le finalisme c’est l’idée  qu’il existe un aboutissement, une fin à l’univers et que tous les phénomènes qui s’y produisent, conduisent inéluctablement vers cette fin.  En ce sens l’idée du finalisme est à priori indissociable de la croyance en un Dieu. Pour prendre un exemple : l’aile a été crée pour le vol.
Cette idée du finalisme s’oppose au principe du mécanisme, pour lequel chaque phénomène possède une cause qui lui est propre et la cause précède forcément le phénomène. Pour reprendre l’exemple précédent on  peut dire que c’est l’aile  qui permet le vol.
Devant l’implacable logique de ce raisonnement, les finalistes suggèrent que la fin est ultime en exécution mais première en intention (« Finis est prima in intentione, ultima in executione » dit Aristote) : si les ailes permettent le vol c’est parce qu’elles ont été conçues pour cela : c’est plus où moins de l’intelligent design… Une idée qui date d’Aristote finalement !

[Platon, à gauche, devise gaiment avec son disciple Aristote ,à droite, dans les couloirs du Lycée - ou école péripatéticienne, qui tire son nom du terme grec peripatein, « se promener ». La légende dit qu'Aristote enseignait au Lycée en se promenant. Tableau: L'Ecole d'Athènes - Raphaël, vers 1510]

D’une façon générale la pensée scientifique se veut rigoureusement mécanistique et cherche donc les causes et les mécanismes de chaque phénomène. Ainsi la théorie de l’évolution exclue en bloc, et elle a raison de le faire toute idée d’un perfectionnement ou de finalisme dans l’évolution.

lundi 27 décembre 2010

Rouge sang !

Saviez-vous que Peter Jackson avant de réaliser le Seigneur des anneaux fut un réalisateur de film gore à très petit budget ? (Voir par exemple "Braindead" ou "Bad Taste"…)  Autre film bien adapté à notre sujet du jour: "Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street" de Tim Burton. Et que dire encore de la série Dexter, où le personnage principal est un expert de l’analyse des tâches de sang et également un tueur en série.  Vous l'aurez deviné, notre sujet du jour est le sang. Star des films d’horreur, sa couleur rouge vif met nos sens en alerte, et suffit à faire détourner le regard des plus sensibles (C’est d’ailleurs pour cela que les orcs ont le sang noir et non rouge dans le Seigneur des anneaux : on  évite ainsi l’interdiction du film au moins de 12 ans ...). Mais à quoi est due cette couleur si intense ? Et pourquoi le sang non oxygéné des veines est-il toujours représenté plus sombre ou plus bleu que le sang oxygéné des artères ?

dimanche 21 novembre 2010

Chronique de dissection : la souris

Ce sont parmi les expériences les plus marquantes de l’enseignement ; souvent critiquées ou évoquées comme un traumatisme, les dissections n’en sont pas moins un remarquable exercice d’observation aux nombreuses vertus pédagogiques. Dans ces articles intitulés « chroniques de dissection » je reviendrai sur quelques TP de biologie animale de l’UPPA.

Système digestif de la souris blanche.


Un modèle biologique incontournable
« C’est sans aucun doute le mammifère qui a le plus contribué aux progrès de la science », voilà ce que l’on dit de la souris blanche, Mus musculus, dans nos manuels. Bien sur de mon point de vue, le mammifère qui a le plus contribué à la science c’est l’Homme (on fera abstraction de mickey, minus et cortex et autre souris surdoués)…  Mais tout de même, comment expliquer l’incroyable contribution de ce rongeur qui avant l’avènement de la science était considéré comme un fléau des greniers à grain…


En réalité, ce succès s’explique parce que la souris rempli tous les critères d’un modèle biologique :
Tout d’abord l’élevage des souris est économique, avec un faible volume occupé, et une consommation de 5g de nourriture par jour seulement. De plus la reproduction est aisée et rapide avec 5 à 15 portées par an, chacune donnant naissance à une dizaine de souriceaux, soit une cinquantaine de souriceaux par femelle par an ! Cette capacité à se reproduire rapidement associé à une durée de vie courte correspond à une stratégie : c’est en fait une façon de compenser par le nombre une mortalité naturelle (prédation, famine etc.) importante. On oppose cette stratégie à la stratégie K (longue durée de vie, animaux de grande taille, reproduction en faible nombre).
Autre critère ; la souris est un excellent représentant des mammifères (50% des espèces de mammifères sont des rongeurs), et sa proximité avec l’Homme est suffisante pour bien des études (99% de gènes communs). Dernier point, la somme de connaissances accumulées sur l’espèce, permet de lancer pratiquement n’importe quel type d’étude, à titre d’exemple le séquençage du génome de la souris est terminé depuis 2003.)

Chronique de dissection : la grenouille

Ce sont parmi les expériences les plus marquantes de l’enseignement ; souvent critiquées ou évoquées comme un traumatisme, les dissections n’en sont pas moins un remarquable exercice d’observation aux nombreuses vertus pédagogiques. Dans ces articles intitulés « chroniques de dissection » je reviendrai sur quelques TP de biologie animale de l’UPPA. 

La grenouille verte


Gardiennage pré-copulatoire et dimorphisme sexuel.
L’espèce du jour est la grenouille verte, Rana esculenta, c’est la grenouille la plus fréquente en France. On la rencontre souvent à proximité des mares et des berges peu profondes des étangs, qu’elles ne quittent que très rarement contrairement à de nombreux autres amphibiens qui mènent une vie plus terrestre.
Une rapide étude morphologique permet de mettre en évidence un dimorphisme sexuel plus ou moins marqué. Outre la taille (le mâle est souvent plus petit que la femelle), un premier caractère est  la présence de sacs vocaux en arrière de la bouche qui permettent un chant fort et varié apte à faire chavirer la plus belle des grenouilles femelles !
Une fois la belle charmée le mâle va user de son deuxième caractère sexuel secondaire : la callosité rugueuse de l’index (seulement 4 doigts à l’avant, le pouce étant régressé) lui permettant de s’agripper au dos glissant de sa partenaire annuelle. Il va ainsi rester accroché sur le dos de la femelle (amplexus photo de droite) jusqu’à ce que celle-ci ponde un chapelet d’ovocytes dans l’eau généralement emmêlé autour des végétaux  des berges. La fécondation est donc externe, et c’est pour s’assurer d’être le seul à féconder les ovocytes que le mâle s’agrippe à la femelle.  C’est un exemple de gardiennage pré-copulatoire (mate-guarding), une étape clé de la reproduction qui correspond à une forme de une sélection sexuelle. En effet les mâles se retrouvent en compétition pour l’accès aux femelles les plus fécondes et les plus proches de la ponte. Inversement pour les femelles un gardiennage pré-copulatoire long est un gage de qualité du mâle et donc une forme de sélection (en plus du chant).


[Les sacs vocaux (à gauche) et la callosité sur le doigt N°2 (à droite) chez le mâle. La callosité ne s’observe qu’en période de reproduction, la coloration peut-également varier énormément.